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Un plaisir par jour

Ceci est une vraie petite recette de bonheur, toute simple et sans grande prétention. Et pourtant…

Et pourtant si difficile à appliquer pour certains d’entre nous pour qui seul le mot plaisir pose déjà problème ! Le plaisir évoque sans doute le péché, toutes ces activités honteuses qu’on ne devrait pas faire, mais qui se pratiquent en cachette et dont la simple évocation fait déjà monter le rouge au front… Combien de générations pétries de morale judéo-chrétienne ont assimilé le plaisir à la honte, à la perte de temps, à la lubricité, à la luxure, à la paresse, au sexe, bref à toute cette sorte de chose dont on ne parle pas à table !

Alors à ceux-là, et aux autres bien sûr, je donne la recette de mon Oncle Octave (ou était-ce ma Tante Germaine ?), joyeux bonhomme, généreux et aimable, qui fit de longs os, peut-être un peu grâce au bonheur qui l’habitait : « Un plaisir par jour » !

Debout les grincheux, les moroses et les déprimés, réveillez-vous les solitaires, les timides et les trouillards, ralentissez les pressés, les speedés et les j’ai-jamais-le-temps, appliquons ensemble la recette des petits bonheurs. Il s’agit donc d’ajouter à chaque journée UN plaisir (au minimum !) à ceux que vous auriez éventuellement vécus sans cet exercice. C’est un plaisir qu’on choisit, qu’on prépare, qu’on s’offre ou se fait offrir, qu’on savoure et dont on jouit encore en se repassant le film ! Dès le matin, on tache d’y réfléchir, ou la veille au lit on anticipe, on le choisit, on voit comment le glisser dans la journée telle qu’elle se présente, on veille à se ménager les conditions nécessaires, et hop, on OSE !

Cela peut être soit un plaisir qu’on s’offre tout seul (Je vais aller me faire couler un bon bain-mousse, allumer quelques bougies, couper le téléphone et… macérer !), soit un plaisir qu’on demande à quelqu’un d’autre (Chéri, cela me ferait tant plaisir que ce matin tu m’apportes mon petit déjeuner au lit…). Et que cette seconde catégorie ne vous paraisse pas de moindre qualité parce qu’elle est « demandée ». Tordons une fois pour toutes le cou à la nostalgie d’être deviné, cette période bénie appartient aux souvenirs de notre tendre enfance, nous n’y sommes plus depuis longtemps !

Il n’est pas toujours nécessaire de chercher midi à quatorze heures, ni d’ouvrir grand son portefeuille, il peut s’agir par exemple de s’asseoir au jardin avec les enfants et de manger des fraises tous ensemble, ou savourer la caresse du soleil sur un banc public en écoutant le chant du soir des oiseaux… Dans toutes les vies, avec tous les emplois du temps et tous les budgets, il y a moyen d’introduire quelques plaisirs supplémentaires.

A quoi ça sert ? A se faire du bien, à se remonter le moral et les petits bonheurs font la trace aux plus grands, le goût de vivre refleurit, notre corps nous en remercie en produisant quelques hormones bienfaisantes qui, cela ne vous étonnera peut-être pas, favorisent la bonne santé et la longévité. Le bonheur se lit petit à petit sur notre visage, les sourires reviennent et pourquoi pas l’amour aussi…

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