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Petits conseils simples pour bien choisir son thérapeute

Chacun sa route, chacun son style… Certains s’arrêteront chez le premier, comme on s’arrête au premier hôtel sur le bord d’une route trop fatigante… Certains choisiront à l’intuition et pourquoi pas… D’autres prendront un temps très prudent, comme s’ils achetaient une maison… D’autres encore suivront presque aveuglément les conseils d’un ami, mais nous savons que ce qui convient à l’un ne convient pas toujours à l’autre…

Alors comment s’y prendre ?

  1. Moi, je recommande souvent d’essayer d’avoir plusieurs adresses de thérapeutes. Au moins deux, pour pouvoir comparer si on le souhaite, mais surtout pour ne pas se sentir forcé de commencer un travail avec quelqu’un qui ne nous plaît pas suffisamment, mais qui est notre seule référence.
  2. Réfléchir à la localisation du cabinet du praticien. Si c’est trop loin de chez nous ou difficile d’accès, cela risque de servir de prétexte pour arrêter prématurément un travail qui passe par un moment difficile.
  3. Arriver à l’avance, observer et examiner ce qu’on ressent dans la salle d’attente : impression générale, agréable ou non, est-ce qu’on entend ce qui se passe dans le cabinet ? Est-ce que le couloir d’entrée était encombré de cartables ou autres objets trop personnalisants ou sentait-il déjà le repas du soir? Est-ce qu’on voit passer le patient sortant ? Bref est-ce qu’on s’y sent bien, tout simplement ?
  4. Noter la ponctualité (marque de respect) du praticien lorsqu’on est invité à entrer dans son cabinet
  5. Puis, quelle est notre impression générale de ce cabinet, où l’on va sans doute passer beaucoup de temps (Odeurs de tabac ? Allure et confort des sièges ou du divan ? Bureau encombré ?…). Là aussi la question est : Est-ce que je m’y sens bien (respecté ? accueilli ?...) ?
  6. Mais surtout, l’impression immédiate au premier contact avec le thérapeute : la manière dont il nous regarde pour nous accueillir, dont il nous serre la main, dont il nous invite à nous installer, dont il nous met à l’aise, son allure générale, respectueuse, négligée, une impression de sérieux, de chaleur humaine, de gentillesse, de solidité… A chacun de faire confiance en ses sensations.
  7. Et durant ce premier entretien, y a-t-il des choses qui nous dérangent ? Les coups de téléphone trop nombreux ? Les bruits des enfants qui rentrent de l’école ? Ses cigarettes ? Des conversations dans le couloir ? Toutes sortes de petits détails qui créent l’inconfort, qui nous semblent manquer de respect. A chacun selon sa sensibilité, mais n’oublions pas qu’à la longue, cela peut perturber le travail de façon exaspérante.
  8. Souvent ce premier rendez-vous est une simple prise de contact, le véritable travail ne commence pas nécessairement dans l’immédiat. Ce rendez-vous devrait permettre au patient de savoir un peu à quoi il s’engage : durée, rythme et prix des séances,… Rigide ? Flexible ? Et quelles sont les règles en cas d’absence, doit-on payer quand on ne vient pas ? Comment se déroule le travail ? Y a-t-il des règles de fonctionnement ? Qu’en est-il par exemple du secret professionnel, par rapport en particulier à la personne qui nous envoie, surtout si cette personne est aussi en traitement chez lui ? Est-ce une bonne chose d’ailleurs ?...
  9. Et pourquoi ne pas poser cette question au thérapeute : quelle est sa formation ? Après tout nous allons lui confier une partie précieuse de nous-même… Et peu importe si nous ne pouvons juger de la qualité réelle de ses diplômes ou de son parcours personnel, la manière dont il répondra sera très significative : elle sera naturelle, franche, le thérapeute peut même nous montrer qu’il apprécie cette question, ou en tous cas qu’il la respecte. Mais il peut aussi éluder, rester vague, confus, ou même nous renvoyer à nous-même (« Et d’où vous vient cette méfiance à votre avis ?... ») afin, peut-être, de ne pas avoir à y répondre… Mais c’est une question légitime pourtant.
  10. Et pour terminer, il n’est pas obligatoire de prendre un engagement tout de suite. Rien ne nous empêche de réfléchir ou d’aller voir ailleurs… Et si l’on sent qu’on peut déposer sa confiance en cette personne, espérons que le travail commencera d’emblée sur de bonnes bases. Alors, BONNE ROUTE !

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